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Les voix et les récits des peuples s’unissent en Algérie
Brahim Houdache
Administrateur financier du festival
Cadre administratif et expert en gestion logistique et financière, Brahim Houdache cumule plus de quinze ans d’expérience au Centre National du Cinéma et de l’Audiovisuel (CNCA), où il a occupé plusieurs postes à responsabilités, dont ceux de responsable des moyens généraux, responsable des finances et chargé du suivi de la production cinématographique. Il a pris part à l’organisation des principaux festivals de cinéma en Algérie, parmi lesquels le Festival International du Cinéma d’Alger, le Festival Maghrébin du Cinéma et le Festival du Film Arabe d’Oran, en assurant la logistique, l’administration et la gestion financière. Membre de comités d’organisation, il a également contribué à de grands événements nationaux comme Alger, capitale de la culture arabe, les festivals panafricains, Tlemcen, capitale de la culture islamique ou encore Constantine, capitale de la culture arabe. Reconnu pour sa rigueur, sa discipline et une expertise solide en gestion, il maîtrise l’arabe et le français.
Wahiba Ghanem
Coordinatrice et directrice de la Communication
Journaliste de formation et spécialiste de projets culturels, forte de vingt ans d’expérience entre communication, patrimoine et coopération internationale. Après la radio d’Oran puis la Chaine 3, où elle affine une écoute sensible du terrain, elle collabore avec l’AARC, l’OREF, la Délégation de l’Union européenne et le British Council, concevant et pilotant des projets culturels majeurs guidés par sa conviction que la culture relie, émancipe et transmet. Experte en communication et en ingénierie de formation, elle développe également des programmes de renforcement de capacités basés sur les neurosciences et la pédagogie active, qu’elle met au service des institutions, des acteurs culturels et des jeunes professionnels.
Nabila Rezaig
Directrice artistique du Festival
La Biographie de Nabila Rezaïg, directrice artistique du festival
Nabila Rezaïg est une voix forte et engagée du cinéma et de la culture algérienne. Depuis plus de vingt ans, elle met sa plume, son regard et son énergie au service du journalisme culturel, de la gestion artistique et du secteur public. Titulaire d’une licence en histoire de l’Université d’Alger (1994), elle complète son parcours par un master en gestion culturelle à l’Université de Paris (2011), consolidant ainsi un itinéraire déjà nourri d’expérience concrète sur le terrain.
Elle débute sa carrière comme enseignante d’histoire-géographie, avant de faire son entrée dans le monde des médias écrits. À travers ses chroniques culturelles dans le quotidien El Bilad, elle s’impose rapidement comme une signature singulière, au ton critique et sensible. Son intérêt pour le cinéma devient central, et elle publie dans des plateformes de référence comme Elaph, Sharit ou Cinematograph, où elle défend une vision exigeante et profondément humaine du 7ᵉ art.
Son engagement se déploie également sur le terrain des festivals. Elle participe d’abord à l’organisation du Festival de Taghit, puis intègre l’équipe du Festival international du film arabe d’Oran, où elle occupe le poste de directrice artistique entre 2010 et 2011. Entre 2012 et 2016, elle représente l’Algérie au sein du pavillon national du Festival de Cannes et prend part à de nombreux forums internationaux autour de l’avenir du cinéma arabe (Carthage, Le Caire, Abou Dhabi, entre autres).
Forte de son expertise, Nabila Rezaïg assume progressivement des fonctions de responsabilité au sein de grandes institutions culturelles algériennes : chargée de communication à l’Office national de la culture et de l’information, journaliste à la télévision nationale, puis cheffe du département cinéma à l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel. En 2016, elle rejoint le ministère de la Culture comme sous-directrice chargée du soutien à la création artistique, avant d’assurer l’intérim de la direction centrale du développement des arts (2019–2021). En 2021, elle est nommée directrice du Centre algérien pour le développement du cinéma, avec qualité d’ordonnatrice de crédits.
Entre 2019 et 2021, elle occupe également le poste de vice-présidente du Conseil national des arts et des lettres. Elle est désignée, par ailleurs, experte nationale par l’UNESCO pour la rédaction du premier rapport quadriennal de l’Algérie relatif à la Convention sur la diversité des expressions culturelles.
Présente sur les scènes cinématographiques arabes et internationales, elle est régulièrement invitée à siéger dans des jurys de festivals prestigieux : Jérusalem, Nouakchott, Ismaïlia, Malmö, Lucania… Aujourd’hui, elle dirige le bureau Afrique du Nord et Europe de la plateforme Cinematograph, tout en poursuivant son travail critique et éditorial autour du cinéma, qu’elle considère non seulement comme un art, mais comme un levier de conscience, un miroir des peuples et une mémoire vivante de l’humanité.
Ahmed Bedjaoui
Président d’honneur et conseiller académique
Né en 1943 à Sebdou, Ahmed Bedjaoui est l’une des grandes figures du cinéma algérien. Diplômé de l’ICHEC et docteur en littérature américaine, il a mené une carrière riche entre presse, télévision et institutions culturelles : producteur et présentateur à la télévision algérienne, responsable des archives de la Cinémathèque, directeur de la production cinématographique à la RTA, vice-président du Conseil national de l’audiovisuel, ainsi que conseiller auprès du Premier ministre et du ministre de la Communication. Fondateur ou superviseur de nombreux projets majeurs—festivals, Fonds de soutien au cinéma, formations du réseau REMTOC—il contribue à structurer durablement le paysage audiovisuel maghrébin. Auteur d’ouvrages de référence sur le cinéma algérien, arabe et mondial, il est également distingué internationalement, notamment par la médaille Federico Fellini de l’UNESCO. Son apport reste déterminant pour la vie culturelle nationale, les programmes cinétiques, transmission et accompagnement des jeunes générations.
Mehdi Benaissa
Commissaire du Festival international du film d’Alger
Mehdi Hatim Benaissa, producteur, programmateur et consultant culturel, est diplômé de la Fémis où il s’est formé en production et promotion. Depuis plus de vingt ans, il mène une carrière entre cinéma, télévision et politiques culturelles en France, aux États-Unis et en Algérie. Passé par Fox Searchlight Studios puis Arte France, il revient en Algérie pour fonder Akaline Production en 2011 et diriger en 2012 la grande exposition des 50 ans de l’indépendance. Il coproduit ensuite L’Algérie vue du ciel et Méditerranéennes, deux documentaires marquants. De 2016 à 2017, il dirige la chaîne KBC et supervise des programmes d’enquête et de débat dans un paysage médiatique en transformation. Conseiller régulier auprès d’institutions publiques, il intervient sur l’économie du cinéma, les formats numériques et la régulation de l’audiovisuel. En 2024, il devient Commissaire du Festival International du Cinéma d’Alger (désormais Algiers International Film Festival), où il déploie une vision ouverte sur les récits du Sud et un dialogue vivant entre mémoire, identité et création.
Le Cinéma engagé… Un horizon pour la compréhension mutuelle
Aujourd’hui, la famille du cinéma se réunit à Alger, une ville profondément marquée par l’histoire du dialogue et toujours prête à accueillir les grandes interrogations de l’humanité. Dans un monde en constante transformation, le cinéma demeure l’un des rares espaces capables de réfléchir sur le destin des peuples, de questionner le sens du vivre-ensemble et d’explorer la responsabilité de chacun face à son environnement, sa société et son histoire.
L’art, lorsqu’il se rapproche des causes humaines, se transforme en une connaissance sensorielle capable de dépasser les limites de l’analyse théorique. L’image a cette capacité unique de révéler ce qui est caché et de conférer aux plus petits détails leur profonde portée morale. Le cinéma engagé, en particulier, contribue à façonner une conscience humaine plus vaste et offre au public l’opportunité d’écouter les multiples strates de la réalité, y compris celles qui échappent aux discours officiels ou aux récits dominants.
Ce festival vient renforcer une vision culturelle qui voit dans la créativité une force de construction de la société, un espace qui permet la multiplicité des voix et préserve la place de la pensée critique dans notre vie publique. Lorsque la culture embrasse la diversité des expériences et la variété des approches, l’acte artistique devient un partenaire essentiel dans l’enracinement des valeurs d’ouverture, de justice et de respect mutuel. Sous l’égide de ce festival, des œuvres venues de contrées lointaines se côtoient, portant avec elles la mémoire de leurs peuples, leurs questions et leurs interpellations au monde. Le spectateur y rencontre des expériences qu’il ne connaît peut-être pas, et redécouvre sa capacité d’empathie et de lecture des événements selon une perspective plus large et plus profonde. Ainsi, au-delà de l’expression esthétique qu’il offre, le cinéma consolide également une pratique intellectuelle qui éclaire le chemin vers une compréhension plus mature de notre réalité commune.
L’Algérie, forte de son histoire culturelle reconnue et de son rôle civilisationnel continu, maintient son soutien aux arts qui donnent à l’être humain le droit à la narration et le droit à la présence. Chaque film projeté renforce notre capital symbolique et soutient un projet culturel et humaniste où la connaissance se réinvente par la créativité, et où le dialogue s’accomplit dans l’image et le son. Je salue les cinéastes et ceux qui ont œuvré à l’organisation de cet événement, qui restitue à l’art toute sa valeur à une époque où les défis locaux et globaux s’entrecroisent. Puissent les jours du festival offrir un espace d’échanges, de questionnements et d’élargissement de l’horizon de la pensée humaine.
Bienvenue en Algérie,
Et que le cinéma soit un pont vers un avenir plus conscient et plus humain.
Dr Malika Bendouda
Ministre de la Culture et des Arts